Les risques du travail en hauteur

Depuis 2004, la réglementation relative aux risques du travail en hauteur estime qu’une chute est dangereuse et ce quelle que soit la hauteur impliquée. Depuis cette date, un travail se définit comme en hauteur dès l’instant où il s’effectue à un niveau d’élévation supérieure à celui du sol. Selon les statistiques du CNAMTS, les accidents dus aux chutes représentent plus de 26,4 % dans le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics.

Quelles sont les règles générales liées à la prévention ?

La procédure à suivre pour prévenir tout risque d’accident de travail doit s’effectuer dans l’ordre suivant :

Il est recommandé de supprimer, si possible, le travail en hauteur en repensant toute l’organisation du travail. Cela comprend l’examen des processus appliqués, le type de matériel employé, il peut s’agir d’avoir recours à un mécanisme de mise à niveau des procédés, d’utiliser du matériel télescopique.

Malgré tout si le risque perdure, il est à noter que la loi encadre les travaux en hauteur. Ceux-ci doivent en effet être effectués selon un plan de travail qui permet de garantir la protection contre les chutes faites en hauteur.

Dès l’instant où aucun plan de travail n’est prévu, les équipements destinés aux travaux doivent être sélectionnés en fonction de la garantie qu’ils présentent en matière de sécurité.

Quels sont les éléments liés à la réalisation d’un plan de travail ?

Le plan de travail a pour objectif de préserver non seulement la sécurité mais également la sûreté des travailleurs. L’exécution des travaux doit pouvoir se réaliser dans des conditions ergonomiques optimales.

La prévention des chutes en hauteur doit être assurée par divers éléments. Il peut s’agir d’un garde-fou dont la hauteur doit se situer aux alentours de 1 ou 1, 10 mètres. Celui-ci doit être équipé avec d’une lisse intermédiaire et d’une plinthe de 10 à 15 cm. À défaut, il est obligatoire de trouver une solution équivalente.

Des dispositifs de protection collective peuvent être mis en place. Leurs actions doivent permettre d’éviter des chutes dont la hauteur dépasse les trois mètres. Il est également possible d’assurer une protection individuelle de chacun des travailleurs. Attention, cette dernière doit garantir que la chute d’une personne ne pourra être supérieure à un mètre.

Dès l’instant où un ouvrier utilise du matériel de protection individuel, il doit être formé notamment sur sa mise en place, les réglages à respecter.

La limitation liée à l’utilisation des consoles dans le cadre de travaux de couverture

Il peut arriver que certains travaux en hauteur ne puissent être réalisés sur la base d’un plan de travail. Cela signifie que les équipements choisis pour garantir la protection des travailleurs et donc assurer des conditions de travail sécurisées doivent répondre à certains critères.

Par exemple, il est désormais interdit d’utiliser des escabeaux ou échelles qui sont reconnus pour ne pas permettre d’assurer une protection suffisante aux ouvriers. Cette interdiction est néanmoins modérée dans la mesure où aucune autre solution ne peut être trouvée.

La prévention des chutes dans le cadre d’un travail professionnel est très réglementée. Il est donc  important de respecter les règles de sécurité prévues par la loi pour prévenir les risques de chutes.