Le risque amiante, qu’est-ce ?

L’amiante est un terme qui suscite de nombreuses polémiques ! Certaines personnes minimisent les risques liés à ce matériau, d’autres, par contre, en ont une peur irrationnelle. Voici quelques éléments pour mettre en place des mesures préventives pour lutter contre le risque amiante.

L’amiante : quels sont les risques médicaux ?

Les bâtiments disposant d’un permis de construire délivré avant le 1er juillet 1997 sont susceptibles de contenir de l’amiante. Les interventions, même anodines, sur ces bâtiments peuvent être dangereuses pour les techniciens qui peuvent être amenés à respirer des poussières d’amiante.

En France, chaque jour, environ 900 000 professionnels du bâtiment sont potentiellement exposés à l’amiante. Le risque amiante est bien réel. En effet, les fibres d’amiante, 400 à 500 fois moins épaisses qu’un cheveu, sont invisibles à l’œil nu. Elles sont dispersées dans l’atmosphère. Elles peuvent donc pénétrer dans le système respiratoire et provoquer des maladies graves.

Il suffit d’une exposition faible et courte à l’amiante pour tomber malade. La répétition des expositions augmente la probabilité de contracter ces affections. Malheureusement, le « risque amiante » est trop souvent sous-estimé, il doit pourtant faire l’objet d’une prévention sans la moindre faille.

Reconnaître le risque amiante : les repérages et les diagnostics

Les propriétaires d’immeubles doivent faire réaliser, dans les bâtiments dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, différents types de diagnostics :

  • le diagnostic avant vente doit être réalisé avant chaque promesse de vente d’un bâtiment.
  • le dossier technique amiante (DTA) est obligatoire pour tous les bâtiments.
  • le repérage avant démolition doit être effectué préalablement à toute démolition de bâtiment.

Le diagnostic avant vente et le dossier technique amiante ne sont pas considérés comme des repérages exhaustifs. En effet, ils ne contiennent pas obligatoirement d’indications sur les matériaux non accessibles (par exemple les matériaux recouverts, comme une dalle de sol recouverte de moquette, etc.).

Avant de démarrer des travaux dans un bâtiment, il est impératif de demander au propriétaire de fournir les résultats des recherches et des repérages des matériaux contenant de l’amiante. Ces documents sont très souvent incomplets. Pour éviter les mauvaises surprises en cours de chantier, vous pouvez suggérer au maître d’ouvrage de réaliser des investigations complémentaires par un opérateur de repérage. Celles-ci doivent permettre une analyse du risque complète pour prévenir des coûts imprévus en cours de chantier, un allongement des délais ou, pire, une exposition des personnes aux fibres d’amiante.

Quelles sont les obligations pour les autres interventions ?

Sur la base de l’analyse du risque amiante, des mesures de prévention sont élaborées pour :

  • éviter le risque, en détournant un réseau, par exemple, pour qu’il ne passe pas dans la zone amiantée.
  • réduire les émissions de poussières en humidifiant les matériaux ou en s’abstenant d’utiliser des outils à vitesse rapide.
  • nettoyer la zone de travail à l’aide d’un aspirateur à filtration absolue.
  • conditionner les déchets le plus rapidement possible.
  • s’équiper de protections respiratoires individuelles.

De plus, il est impératif de mettre en place des mesures de prévention organisationnelles telles que : la formation et le suivi médical, la rédaction d’un mode opératoire précis, la réduction de l’empoussièrement, etc.

Le risque amiante ne doit pas être négligé. Il est nécessaire de mettre en place des mesures préventives.