Maîtriser le risque amiante

Depuis 2012, les travailleurs peuvent bénéficier d’une formation relative au « risque amiante« . Pour être éligible à ce type de programme, l’activité professionnelle du salarié doit mettre ce dernier en présence d’amiante. La formation s’accompagne de recyclages périodiques. Son objectif vise à faire connaître l’amiante aux salariés ainsi que les procédures et les méthodes à appliquer pour leur sécurité.

Quelles sont les interventions sujettes au risque amiante ?

La gestion des risques relatifs à la présence d’amiante dans le cadre d’une activité professionnelle se répartit en deux catégories. L’article R.4412-114 du Code du travail stipule que les travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante sont soumis à la délivrance d’une attestation de compétences. Celle-ci doit être remise par un centre de formation certifié.

L’article R.4412-139 du Code du travail liste les interventions qui sont susceptibles d’exposer des travailleurs à l’amiante. Ce texte explicite également les conditions dans lesquelles la formation théorique ainsi que la pratique initiale doivent se dérouler. Il précise aussi les modalités de recyclage, de délivrance de l’attestation de compétence. Celle-ci est conditionnée par la nature des activités des travailleurs, leur qualification et expérience professionnelle ainsi que leur niveau de responsabilité. Les recyclages doivent avoir lieu tous les 3 ans. Ils ne durent qu’une journée.

Le décret du 4 mai 2012 vise à renforcer la protection des salariés. En effet, il garantit la mise en place de mesures de protection collectives et individuelles pour lutter contre les risques d’empoussièrement dû à l’amiante.

La formation indispensable à l’amiante et le plan amiante

Les entreprises sont dans l’obligation de prendre toutes les mesures destinées à supprimer ou diminuer les risques d’exposition à l’amiante ainsi que le nombre de personnes exposées. Une évaluation et une analyse des risques, le suivi médical, la protection de l’environnement, l’organisation du travail ainsi que des contrôles réguliers doivent être mis en place au sein des entreprises dont l’activité professionnelle comporte des risques en termes d’amiante. Celles-ci  doivent établir un document appelé « Dossier technique amiante » (DTA)

Il est indispensable que les salariés respectent les procédures. Lors d’interventions dans des locaux touchés par l’amiante, ils doivent porter des vêtements et des appareils respiratoires spécifiques. La zone dans laquelle ils interviennent doit être interdite d’accès et entièrement nettoyée après le désamiantage.

Des mesures d’hygiène doivent également être appliquées. Il est indispensable d’assurer la gestion des déchets (transport, entreposage et stockage). Après chaque intervention, les salariés sont dans l’obligation de transmettre au médecin de prévention une fiche d’exposition. Cela permet de garantir un suivi médical. Lors du départ du salarié de l’entreprise une attestation d’exposition lui est remise.

La maîtrise des procédures de prévention au risque d’amiante implique donc une prise de conscience du risque par le salarié ainsi qu’une connaissance de l’amiante. Sa formation initiale, validée par une attestation de compétence, doit donc être effectuée avant même sa prise de fonction.

Le recyclage permet une mise à jour des évolutions techniques réglementaires. Il permet également au salarié de faire part de ses retours d’expérience.

Les dirigeants d’entreprise doivent anticiper et  piloter les travaux de réhabilitation des locaux dans lesquels la présence d’amiante a été détectée. Ils doivent garantir la protection de leurs salariés.