Formation secourisme, pourquoi ?

Une grande majorité de Français estiment qu’il est « essentiel » de se former aux premiers secours.  Malheureusement, les faits prouvent le contraire. En effet, moins de 10 % de la population française est initiée à l’urgence. Une grande partie des  accidents de la vie pourrait être évitée, si un plus grand nombre de personnes étaient en mesure de pratiquer les gestes élémentaires de secours. La formation au secourisme présente donc un intérêt.

Les premiers secours, la défibrillation et des chances de survie en nette progression

Le premier sauveteur dans la chaîne de survie joue un rôle crucial. De nombreuses recherches scientifiques l’ont prouvé. Il est estimé que dès l’instant où le premier secouriste qui intervient sur le lieu d’un accident est relayé dans un délai très court par des professionnels munis de défibrillateurs, la victime d’un arrêt cardiaque voit ses chances de survie croître de 20 %. Par contre si personne n’intervient, ces dernières n’excèderont pas les 3 %.

Certains organismes encouragent même la formation de citoyens lambda à l’utilisation de défibrillateurs portables. Cela permettrait ainsi aux personnes formées d’être en mesure de provoquer un choc électrique destiné à ranimer un cœur. Ce type de formation s’adresserait à des personnes régulièrement en contact avec le public. Des vies seraient ainsi sauvées.

Les pistes envisagées par le Centre d’analyse stratégique pour augmenter le nombre de vies sauvées

La méconnaissance des gestes de premiers secours représente un véritable fléau. Il est donc urgent de trouver des solutions qui permettraient de réduire le taux de mortalité due à l’absence de formation en termes de premiers secours.

Des efforts sont cependant entrepris en France pour permettre l’amélioration de la formation en secourisme. Certains organismes préconisent d’assurer une heure de formation aux gestes de premiers secours dans le cadre de la préparation relative au permis de conduire. Cette mesure permettrait une généralisation des connaissances de base en secourisme pour un grand nombre de personnes.

Il est également prévu par la loi que les collégiens en fin de troisième doivent avoir suivi une formation aux premiers secours. Malheureusement cette mesure n’est que peu appliquée. Aujourd’hui, moins de deux millions de personnes en France ont été initiées aux gestes qui sauvent. Ce qui est très peu lorsque vous songez au nombre de vies qui auraient pu être sauvées si plus de personnes avaient été formées.

La grande majorité des Français estime qu’une formation en secourisme est beaucoup trop chronophage, elle dure sept heures. De plus, elle est bien souvent payante et de nombreuses personnes ne sont pas en mesure de se l’offrir. Pour pallier ces problèmes le CAS avait évoqué l’idée de la mise en place d’un crédit impôt destiné au financement de la formation en secourisme.

La France est encore loin de certains pays qui ont rendu obligatoire la formation aux premiers secours. Les accidentés de la vie courante pourraient ainsi être sauvés. Il semblerait que chaque année environ 19 000 personnes meurent suite à une chute, une brûlure, etc. Cette donnée représente 4 % des décès annuels.

Le secourisme n’a d’autre but que de sauver des vies, du moins de tenter de porter secours à une personne qui en a besoin. Suivre une formation en secourisme relève donc d’un geste citoyen.